Nouveau sondage : les Canadiens appuient massivement les solutions dirigées par les Autochtones pour lutter contre les feux de forêt
23 septembre 2026
Mashteuiatsh – 23 septembre 2026 : Un nouveau sondage national révèle que la grande majorité des Canadiens (93 %) s’inquiètent du risque de feux de forêt et estiment que l’intendance autochtone du feu est importante pour faire face aux feux de forêt et améliorer la sécurité des communautés. Par conséquent, les Canadiens appuient massivement le financement fédéral de l’intendance autochtone du feu (82 %), y compris celui des gardiens du feu (87 %).
L’intendance autochtone du feu englobe toutes les activités liées au feu que mènent les peuples autochtones et par lesquelles ils affirment leur souveraineté et leurs droits inhérents. Elle consiste notamment à réduire le risque de feux de forêt, à effectuer des brûlages culturels, à rendre les communautés plus résilientes, à intervenir en cas de feux de forêt, à appuyer les évacuations et à aider les communautés à se rétablir selon des approches adaptées à la culture et aux réalités locales.
Comme l’indique le sondage, l’intendance autochtone du feu contribue à rendre toutes les communautés canadiennes plus résilientes face aux feux de forêt. Pollara Strategic Insights a mené le sondage auprès de 2 250 Canadiens du 21 au 31 août 2026 pour le compte de l’Initiative de leadership autochtone. Il en ressort que :
90 % appuient les investissements gouvernementaux dans des activités préventives menées toute l’année pour réduire le risque de feux de forêt, plutôt que dans des interventions principalement saisonnières.
La moitié des Canadiens (49 %) n’avaient jamais entendu parler de l’intendance autochtone du feu, mais après qu’on leur a expliqué en quoi elle consiste, 84 % ont déclaré qu’elle était importante pour le Canada et 83 % sont favorables à ce qu’elle joue un rôle accru dans la façon dont le Canada aborde les feux de forêt.
82 % appuient le financement fédéral de l’intendance autochtone du feu, et 87 % sont favorables à des investissements destinés aux gardiens du feu, qui contribuent à prévenir les feux de forêt, à intervenir lorsqu’ils surviennent, à appuyer les évacuations et à faciliter le rétablissement.
76 % soutiennent le brûlage culturel des Premières Nations, et 70 % sont favorables à des investissements fédéraux dans le brûlage culturel.
90 % conviennent que les connaissances locales du territoire améliorent l’intervention en cas de feux de forêt, et 83 % conviennent que le Canada devrait mobiliser pleinement les équipes locales et autochtones formées avant de faire appel à des équipes d’autres pays.
Les Canadiens considèrent les feux de forêt comme un enjeu national nécessitant des solutions plus globales. Près de trois Canadiens sur quatre (73 %) estiment que les feux de forêt présentent un risque plus grand pour le pays qu’il y a cinq ans, et 58 % déclarent que leur ménage a été directement touché ces dernières années, le plus souvent par la fumée. Si 62 % jugent bonne ou excellente l’intervention fédérale en cas d’urgence, seuls 40 % en disent autant de la prévention.
« Ce qui ressort, ce n’est pas seulement le niveau d’appui, mais aussi à quel point cet appui est répandu », souligne Matt Smith, vice-président exécutif pour l’Ouest de Pollara Strategic Insights. « Une fois qu’on leur a expliqué le concept d’intendance autochtone du feu, au moins sept personnes sur dix appuyaient son financement par le gouvernement fédéral dans toutes les régions du pays et chez les partisans des principaux partis fédéraux. Les Canadiens y voient une idée concrète et axée sur les solutions, qui a des effets réels et profite à tous; c’est le genre d’idée auquel les gens adhèrent. »
« Les Canadiens reconnaissent que ce cycle, qui consiste chaque été à combattre des feux de forêt incontrôlés, ne fonctionne pas », a déclaré Amy Cardinal Christianson, Ph. D., directrice de l’intendance du feu à l’Initiative de leadership autochtone. « Dans une proportion de plus de deux contre un, les Canadiens disent préférer financer des gardiens du feu tout au long de l’année plutôt que de louer davantage d’avions-citernes. La plupart des Canadiens accordent de l’importance à la prévention tout au long de l’année et aux connaissances locales, et voient dans l’intendance autochtone du feu une façon d’opérer ce type de changements profonds. »
L’appui au brûlage culturel témoigne de l’ouverture des Canadiens à des techniques qui vont au-delà de l’intervention en cas d’urgence. Le brûlage culturel est une pratique autochtone qui consiste à allumer délibérément des feux sur le territoire à des fins culturelles et d’intendance, notamment pour préserver la santé des forêts et réduire la quantité de combustible susceptible d’alimenter des feux de forêt de plus grande ampleur.
Le brûlage culturel n’est qu’un exemple d’intendance autochtone du feu, et les Canadiens accordent également de l’importance à de nombreuses autres solutions dirigées par les Autochtones. Environ neuf Canadiens sur dix sont favorables à ce que des Autochtones de la région ayant reçu une formation jouent un rôle accru dans diverses activités, qu’il s’agisse de réduire le risque de feux de forêt, de surveiller les conditions sur le territoire ou de guider les intervenants d’urgence venus de l’extérieur grâce à leurs connaissances locales des routes, des voies navigables et des communautés.

